De La Palma à La Gomera : trois jours, trois îles

Du Jeudi 5 au Dimanche 8 Décembre

Nous quittons La Palma en même temps que Norayv, direction Le Cap Vert. Nous devrions passer non loin de El Hierro, la dernière île au sud des Canaries. Nous progressons au près, difficilement, sur une mer pourtant plutôt calme. Travaux manuels entre chaque virement de bord : matelotage et bracelets brésiliens. Après huit bords et cent milles parcourus en vingt quatre heures, nous sommes seulement au niveau de El Hierro.

Après une mise à jour des fichiers météo par iridium, le coup de vent de secteur sud annoncé pour mardi est confirmé. Il devrait lever une houle serrée de plusieurs mètres. Nous choisissons de faire escale à El Hierro pour nous protéger et laisser passer ce coup de vent. Les pontons pour les plaisanciers sont complets, et nous sommes contraints de nous amarrer sur le quai en béton réservé aux pêcheurs. Le ressac fait danser Chat Mallow, nous devons doubler les amarres et protéger les pare-battages par des planches afin d’éviter le ragage. Plusieurs discussions en soirée avec les locaux nous apprennent que le port est finalement très mal protégé en cas de houle de sud. La décision est prise, nous partirons le lendemain pour la marina de San Sebastián de La Gomera, mieux protégée. Espérons qu’il reste de la place…

Après une nuit agitée, à surveiller les pare-battages qui frottent et les amarres qui claquent, nous repartons pour La Gomera. Superbe journée de navigation au près, en un seul bord, sur mer plate. Lecture et bain de soleil sur le pont. De nuit, nous jetons l’ancre dans une superbe petite baie (playa de la Guancha) et rejoignons le lendemain la marina de San Sebastián sous un grand soleil. Matinée mise en beauté de Chat Mallow. Nettoyage de fond de l’antidérapant et du gel-coat en maillot sous un beau soleil. Nous profitons du beau temps pour flâner dans la ville l’après-midi.