La Palma, Canaries : La Route des Volcans

Du lundi 25 au mardi 26 novembre

Après un crochet par Santa Cruz sous la pluie pour récupérer les clés du refuge del Pilar, un bus nous dépose au pied de la route qui monte au refuge. Nous y arrivons en fin d’après-midi. L’air est très humide et les nappes de brouillard flottent dans la forêt de pins. Espérons que tout cela soit dissipé avant demain car la Route des Volcans offre une vue imprenable sur l’île, à condition de ne pas être dans les nuages.

Au cœur de la forêt, une jolie maison en pierre aux volets verts. Sur la façade, en capitales noires : « Refugio de montaña El Pilar ». L’intérieur est moderne, bien entretenu et franchement minimaliste. Des dizaines de lits superposés sur trois niveaux répartis dans deux pièces. Le refuge est vide. Pas de matelas, ni de couvertures, mais un poêle, quelques bûches et la rencontre d’un sympathique garde forestier, Paco. Habitués aux refuges des Alpes, nous n’avons pas prévu de matelas. Paco partage avec nous ses ficelles pour faire partir le feu avec des bûches humides et nous prête une couverture qu’il avait dans sa voiture. Nous passons les premières heures de la nuit à la lueur des flammes, à somnoler, empiler les bûches et souffler sur les braises pour entretenir notre source de chaleur.

A petit matin, Paco est de retour, avec son jeune collègue Amaï. Ils nous préparent un café bien chaud que nous savourons dans leur petite cuisine, en discutant en vrac du football, de l’économie de l’Espagne, du tourisme aux Canaries, des performances des coureurs de la Transvulcania, etc. Dehors, le brouillard est bien dense et il pleut… Nous quittons non sans peine nos adorables hôtes, enfilons nos capes de pluie et partons sur la route des volcans.

Malgré une brume épaisse et bien mouillée, le décor nous transporte une quinzaine d’années plus tôt, devant les documentaires de volcanologie du dimanches après-midi. Cette fois-ci nous y sommes ! De grandes étendues noires sont dessinées par les dômes des volcans et rythmées par les coulées de lave. La végétation refait doucement surface, de façon plus ou moins dense selon l’ancienneté de l’activité du volcan. Toute la partie sud de l’île a été formée par une succession d’éruptions volcaniques. La plus récente, celle du volcan Teneguia, date seulement de 1971 !