Porto-Santo, la petite île dorée

Du jeudi 17 au mardi 24 Octobre

Tant de journées sur l’eau et toujours pas de baignade depuis le départ. La longue plage de sable blanc de Porto-Santo s’étend de part et d’autre de la marina. La journée est ensoleillée, il fait chaud. Vite un maillot ! C’est froid, mais l’effet vacances est instantané. Nous sommes heu-reux. Encore quelques milles au sud et ça sera parfait.

Une plage de rêve de neuf kilomètres, un climat sec et ensoleillé. Beaucoup de madériens ont choisi d’y faire construire leur résidence secondaire. Nous traversons la zone résidentielle de Vila Baleira pour rejoindre le Pico Facho, petit sommet pointu de l’ile. Beaucoup de maisons, de tailles, de styles et de couleurs variés, jamais identique à celle du voisin. Entre les colonnes grecques et les volumes cubiques modernes, chacun y va de ses envies et inspirations, sans contrainte. Des panneaux « VENDE SE » sur beaucoup d’entre elles, même sur les plus récentes, crise oblige. Depuis le point de vue du Pico Facho, nous découvrons l’ensemble de l’île d’un coup d’oeil. Vila Baleira est finalement le seule ville et occupe une grande partie de la côte sud. Quelques habitations forment des hameaux isolés ça et là. Le nord de l’île est complètement sauvage. Seulement la longue piste d’atterrissage de la base aérienne de l’OTAN qui coupe l’ile du nord au sud.

À l’occasion d’un footing nocturne, nous avons tenté de rejoindre la pointe est de l’ile (à l’opposé de Vila Baleira). Nous longeons d’abord des alignements de centaines de tubes verticaux d’un côté de la route, une turbine à combustion de l’autre côté de la route. Une usine de dessalement d’eau de mer pour alimenter la petite île asséchée. Un peu plus loin, des constructions en bois, jolies et plutôt bien intégrées au paysage (de nuit en tout cas). De grands bungalows à mezzanine, un petit amphithéâtre à ciel ouvert face à la mer, une ballade en caillebotis longe la plage. Bar, billard, club. Nous traversons l’endroit désert en imaginant l’effervescence de ces lieux en été. La route se termine et un sentier semble rejoindre la pointe. Nous sommes rapidement hors de portée de l’éclairage public et les effondrements rendent le chemin impraticable. Dommage. Retour au café de la marina pour une part de « bola de bolacha » (gâteau de biscuit, une spécialité locale) bien méritée.